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      Le rapport de l'Observatoire des pratiques policières pointe un dispositif de maintien de l'ordre « disproportionné », un discours alarmiste et la présence de policiers « infiltrés »

      Poujol • 3 August, 2025 edit • 1 minute

    Texte de l'image :

    « Les autorités criminalisent à l'avance tout désaccord » Cette opération est d'autant plus démesurée que la préfecture aurait eu recours à des policiers infiltrés, selon le rapport. « On a vu des zadistes sortir d'un bois et on a vu des gendarmes à côté. On s'est dit : "Qu'est-ce qui va se passer ?" Et on a vu un accueil très chaleureux des gendarmes sur ces zadistes-là. La préfecture avait infiltré des agents dans les manifestants », rapporte Daniel Welzer-Lang. La préfecture ne pouvait donc pas ignorer que les intentions des manifestants étaient festive, estime le rapport. Les auteurs accusent le ministère de l'Intérieur et le préfet du Tarn de manipulation de l'opinion publique. « Quand il annonce la veille et le jour même qu'il va y avoir des grands affrontements, il ment ! Il ment pour faire croire que les écologistes sont des personnes dangereuses. On a un discours des autorités qui criminalise à l'avance toute expression de désaccord », conclut-il. La préfecture a répondu dans un communiqué. Pour le préfet, le dispositif de police se justifie par les agressions vis-à-vis des forces de l'ordre lors des premiers rassemblements et par les menaces diffusées sur les réseaux sociaux. Contactée, la préfecture n'a pas souhaité répondre aux questions de RFI.

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